Tout au long de leur évolution,
nos ancêtres ont dû rencontrer très souvent des bêtes
venimeuses comme des araignées ou des serpents dans leur environnement
naturel. Les humains plus craintifs ou qui avaient une aversion spontanée
pour ces bestioles ont probablement reçus moins de piqûres mortelles
que les plus téméraires d’entre eux. Ils se sont donc probablement
reproduits davantage, transmettant ainsi à leurs descendants cette crainte
salvatrice envers les bêtes rampantes ou à huit pattes.
En comparaison, les êtres humains ont maintes fois été tués
par l’automobile, mais comme celle-ci n’existe que depuis une centaine
d’années, aucune sélection particulière n’a encore
eu le temps d’opérer. Résultats : on continue d’avoir
peur
des araignées et des serpents qui ne représentent plus une
véritable menace pour nous, alors que l’automobile, pourtant responsables
de milliers de morts chaque année, ne suscite rien de tel en nous.
Voilà comment la psychologie évolutive peut éclairer
ce comportement universel : en considérant non pas notre environnement
actuel, mais plutôt celui dans lequel la quasi totalité de nos
ancêtres ont vécu. Nos crânes modernes abriteraient donc
encore des cerveaux de l’âge de pierre…  |
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