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Quand la peur nous fait réagir en conservateur


Le mot " émotion " ne correspond pas à quelque chose de concret dans le cerveau. Ce n'est qu'une étiquette pratique pour référer à un ensemble de phénomènes subjectifs que nous connaissons tous.

Une étiquette utile, comme le sont la perception ou la mémoire, mais qui ne réfère à rien de précis sur le plan fonctionnel. Par exemple, il n'y a pas de système pour la perception dans le cerveau. Il y a par contre plusieurs systèmes neuronaux spécifiques (visuel, auditif, olfactif…) qui chacun ont évolué pour résoudre des problèmes bien précis auxquels faisaient face les animaux.

Il en est de même pour les différentes classes d'émotions (peur, colère, dégoût…) qui dépendent de différents systèmes cérébraux. Les régions cérébrales utilisées pour se défendre d'un danger (et qui nous font sentir la peur) ne sont pas les mêmes que celles qui nous poussent à nous reproduire (et qui nous font ressentir le désir et l'attachement).

QUAND LA PEUR PREND LES COMMANDES


Les comportements qui surviennent lorsqu'un être humain est effrayé sont très semblables d'un individu à l'autre et ce, même pour différentes cultures.

 

En effet, si quelque chose nous effraie, disons un bruit strident, notre première réaction est d'arrêter ce que nous étions en train de faire.

Presque aussitôt, nous nous tournons généralement vers la source du bruit et tentons d'en évaluer le danger réel. Tout cela se fait très vite, de manière réflexe, et ne nécessite pas l'intervention de la conscience ou de la volonté.

 

Si la source du bruit semble effectivement menaçante, nous figeons sur place et tentons d'évaluer s'il y a une possibilité de fuir ou de se cacher.

 

Si, enfin, on se retrouve en contact direct avec la source du bruit qui s'avère être un ours, on n'aura plus d'autre choix que la lutte, c'est-à-dire un comportement de défense agressif pour éloigner ou détruire la menace.

Cette séquence de comportements générée par la peur est très répandue dans le règne animal et donne lieu aux mêmes réponses physiologiques.

 


Si les causes ultimes de nos émotions (du point de vue de l'évolution) sont liées à notre survie, leurs causes proximales (du point de vue de nos motivations) sont davantage de provoquer un changement émotionnel chez les gens afin de les amener à se comporter d'une façon qui nous soit bénéfique.

 

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