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Recherche: Susan Blackmore: Memetic Evolution
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Le geste et la parole, ces deux nouveaux mode de représentation apparus avec l'hominisation il y a plus de deux millions d'années, ont permis l'apparition des premiers outils taillés dans la pierre. Les représentations transmises par le geste et qui ont donné naissance aux techniques relèvent davantage d'une transmission d'un savoir-faire, donc de la mémoire procédurale.

C'est ainsi que le marteau remplace le poing et que notre mémoire s'est de même externalisée permettant de transformer des représentaions mentales en représentations matérielles. Lorsque l'homme se met debout, les membres antérieurs perdent leur fonction de portage, la main reprend notamment la fonction de préhension assurée par la bouche. Ce faisant, elle permet à l'homme de découvrir la parole.

La parole allait par la suite aboutir à des représentations vocales collectives (les mots et les règles d'une langue), faisant donc appel à une mémoire déclarative sémantique. Ces nouvelles possibilités de représentation ont culminé avec l'écriture qui est sans doute la forme de mémoire culturelle la plus durable qui peut continuer à véhiculer une signification en l'absence de l'individu qui leur a donné forme.

Recherche :  André Leroi-GourhanLIivre: André Leroi-Gourhan, Le geste et la parole (Albin Michel, 1965).Lien: Société Francophone de Mémétique
LA MÉMOIRE COLLECTIVE


Pour les animaux, seul ce qui a été auparavant codé par les sens peut être rappelé à la mémoire. Les êtres humains, en revanche, peuvent se souvenir d'un passé dont ils n'ont pas une expérience personnelle directe. C'est ainsi qu'ils acquièrent une grande partie de leurs connaissances et de leur bagage culturel : par la bouche des générations précédentes, par les écrits qu'ils ont laissé ou par les objets qu'ils ont fabriqué.

 

Mais que ce soit une légende, un document d'archive ou un outil, chaque élément de notre mémoire collective constitue des traces matérielles du passé extérieures à nous. Pour que ces traces extérieures passent dans notre mémoire individuelle, il doit y avoir une représentation interne de nature électrochimique qui se constitue dans les réseaux de neurone de chaque individu. C'est ainsi que la mémoire collective pourra ensuite, par la bouche ou les mains de cet individu, se transmettre aux générations suivantes.

 

Le concept de " mème ", mis de l'avant par Richard Dawkins en 1976, tente de décrire cette transmission culturelle en tissant plusieurs parallèles avec les gènes, une autre entité qui cherche à se répliquer, mais à un niveau d'organisation inférieur. Comme les gènes, les mèmes cherchent à se transmettre, mais directement d'un cerveau à un autre. Leur écosystème, si l'on peut dire, est donc l'ensemble social, la communauté des cerveaux humains.

Les mèmes correspondent donc à toute unité élémentaire d'information pouvant se transmettre d'un cerveau à un autre. Ils prennent des formes aussi variées que des mots, des images, des mélodies, des gestes, des savoir-faire. Les mèmes se propagent par imitation, par tradition orale ou écrite grâce à la mémoire des individus. Mais les mèmes font aussi appel à une multitudes de " mémoires externes " à l'être humain comme le papier, les bandes magnétique, les disques optiques et autres supports informatiques.

La réussite d'un mème se calcule au nombre de cerveaux qu'il " infecte ". Certains mèmes contradictoires se retrouvent souvent en compétition, et c'est celui qui aura le plus grand pouvoir d'attraction qui deviendra le même central, alors que les autres glisseront peu à peu dans l'oubli. C'est malheureusement le cas actuellement avec le même du capitalisme qui a complètement déclassé ses rivaux socialistes ou communistes. Certains mèmes s'associent aussi entre eux pour plus d'efficacité, comme le mème de " la prohibition de l'avortement " avec celui de " la croyance de la vie après la mort ", par exemple.

 

 

 

 

 

 

Les mèmes peuvent se présenter isolément comme des croyances, des opinions, des slogans, des trucs du métier, ou groupés en complexes articulés, comme les doctrines politiques, religieuses ou scientifiques. Ces dernières sont aussi appelées " paradigmes scientifiques " depuis que Thomas Kuhn les a caractérisé dans son ouvrage La structure des révolutions scientifiques en 1962. En définissant un paradigme comme " un ensemble particulier d'idées auxquelles la société souscrit à un moment donné ", le concept de paradigme de Kuhn rejoint celui de " complexes articulés de mèmes ".

Un paradigme est un cadre de référence fondamental sur lequel s'appuient les chercheurs d'une discipline donnée pour structurer et orienter leurs recherches. Par exemple, la médecine occidentale dominante actuelle qui explique tous les troubles physiques par des causes physiologiques et les traite par des soins organiques (médicaments, opérations…) est le paradigme dominant de la médecine officielle.

Pour Kuhn, l'histoire des sciences n'est pas une montée graduelle et cumulative vers des théories de plus en plus vraies issues de l'expérience. Elle est à la fois soumise aux contingences culturelles et sociales du moment ainsi qu'aux hasards personnels qui peuvent influencer les croyances adoptées par un groupe de scientifiques à un moment donné.

Selon lui, la science procèderait aussi par bonds: à des périodes calmes, dominées par un " paradigme ", succèdent des crises de contestation pouvant déboucher sur des remises en cause radicales des constructions scientifiques du moment. D'autres diraient simplement que le même central est alors délogé par un compétiteur mieux adapté au biotope actuel de cette communauté de cerveau…

Histoire :  La naissance de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte. Outil : Évolution graduelle ou équilibre ponctué ?Lien: The Structure of Scientific Revolutions Chercheur :  Thomas KuhnDisputed definitions: paradigm shift

Modèles et concepts en neuroscience

 

Avec les premiers outils et la culture apparaissent de nouveaux modes de représentation.

Biface lageniforme en silex.
Paléolithique ancien.
Luisant, Eure et Loir.

Source: Museum d'histoire naturelle et de préhistoire de Chartres.

 

 


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