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Chercheur: Robert Sapolsky
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Outil: La Sociologie

Apprendre l’empathie

De la relation symbiotique de bactéries avec les premières cellules qui ont donné nos mitochondries (la première offrant énergie, la seconde les matières premières), à la coopération pour la chasse, la migration ou les soins à la progéniture, l'entraide a toujours été l'envers de la médaille de la lutte compétitive tout au long de l'évolution.

Compétition et entraide ont toutes deux permis l'évolution qui a mené jusqu'à nous. Mais on peut aujourd'hui se demander si la compétition tellement importante au sein de la société industrielle n'est pas sur le point d'aboutir à la disparition de l'espèce (pollution, guerre, etc.) malgré l'omniprésence de l'entraide au niveau local.

Livre : Peter Kropotkin,  Mutual Aid: A Factor of Evolution, 1902Lien: L'ENTRAIDE APPORTE AUTANT DE PLAISIR AU CERVEAU QUE L'ARGENT ET LE CHOCOLATLien: Prisoners' DilemmaLien: You Have Found The Prisoners' Dilemma
Social learning and cooperationIs culture what makes us cooperate?Lien : Why are we so nice? ...because generosity wins.Lien: Lessons from Hell
Lien: Nature's lessons for a more kind society. Lien : Nature's lessons for a more kind society.
LA DYNAMIQUE DES GROUPES SOCIAUX

Il est pratique de considérer les relations sociales comme des outils sophistiqués de satisfaction des besoins individuels faisant intervenir des fonctions mentales supérieures.

Notre environnement est rempli d'autres individus qui recherchent souvent leur bien-être auprès des mêmes choses ou des mêmes êtres que nous.

Le tableau suivant montre les conséquences de la distribution des ressources sur l'émergence de certains comportements sociaux.

Quand ces ressources sont en quantité limitée, il en résulte une compétition qui peut être de deux ordres :

  1. une compétition basée sur la vitesse (prendre la ressource avant l'autre) quand les ressources sont dispersées et ne peuvent être défendues

  2. une compétition basée sur la confrontation et l'agression quand les ressources sont assez concentrées pour être défendues

Comme ces luttes demandent beaucoup d'énergie tant chez le vainqueur que chez le vaincu, la compétition agressive engendre rapidement une hiérarchie stable qui corresponde aux rapports de dominance intériorisés par les individus. Le gagnant n'a alors plus à disputer la ressource avec le perdant qui lui laisse pour ne pas avoir d'ennuis.

Les hiérarchies sont donc le reflet des efforts de tout le monde pour prendre la meilleure place. En haut de la hiérarchie, on retrouve des dominants relativement pacifiques qui sont en équilibre biologique tant que leur dominance n'est pas remise en question.

Et en bas de l'échelle des dominés qui, pour éviter la punition, n'ont pas le choix de mettre en jeu leur système inhibiteur de l'action et d'apprendre à vivre avec l'angoisse du manque de ressource.

On voit donc comment la compétition agressive donne naissance aux hiérarchies de dominance qui délimitent ensuite ce qu'on appelle les " classes sociales ". Le fait d'être né dans une classe sociale particulière ne détermine cependant pas entièrement les relations sociales d'un individu. D'une part, parce que dans nos sociétés complexes, nous pouvons être " dominants " dans certains domaines et " subordonnés " dans d'autres. Et d'autre part, parce que les pouvoir ne sont pas fixes mais varient au gré des associations et des alliances entre les individus.

Comme les êtres humains sont extrêmement interdépendants, le pouvoir revient souvent à celui qui sait manipuler la dépendance des autres. Et pour ce faire, quoi de mieux que le langage, cet outil proprement humain avec lequel on peut tout justifier ?

Une personne peut donc, surtout si elle manie bien le langage, en amener d'autres à travailler pour lui. Le singe dominant, lui, ne va jamais jusqu'à exploiter le subordonné. Il mange avant lui, c'est tout.

Outil : La primatologieLien: A BOZO OF A BABOON: A Talk with Robert Sapolsky
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