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La capacité à s'entraider fut particulièrement précieuse pour lutter contre les conditions climatiques en environnementales difficiles qui ont exercé une pression sélective importante au cours de l'évolution.

Encore aujourd'hui, nos rapports amicaux, amoureux, professionnels, etc. sont des systèmes à égoïsme mutuel dans lesquels les intérêts des partenaires tendent à être convergents ou complémentaires.

En effet, on vit dans un monde d'interdépendance et tout ce que les autres peuvent nous donner en terme d'information, de service ou de ressource peut nous être utile. On crée donc des liens qu'on cimente par l'affectivité. Ce sont des adaptations, au même titre que l'agression, mais dans un contexte où l'on a besoin des autres.

LA DYNAMIQUE DES GROUPES SOCIAUX

Notre milieu est occupé par d'autres individus en quête eux aussi de ressources pour assurer leur survie. La répartition de ces ressources influence le type de rapport qui va s'établir entre les individus. En d'autres termes, notre organisation sociale.

On pourrait même dire que nos relations sociales ne sont finalement qu'une façon sophistiquée d'acquérir des ressources.

En effet, comme la mâchoire ou la main sont des outils qui permettent de saisir de la nourriture, former un groupe de chasseurs capables de se coordonner pour capturer une grosse proie c'est, d'une certaine façon, un outil sophistiqué pour se procurer des ressources.

Le tableau suivant montre à quel point le pivot de la vie sociale, son point de départ, c'est l'accès aux ressources.

Nos ancêtres de l'âge de pierre ont donc très vite compris que la coopération et l'entraide pouvait augmenter leurs chances de capturer le rare gibier.

D'autre part, dans certaines régions tropicales, l'abondance des ressources a donné naissance à des sociétés très peu portées sur la compétition. Certaines îles du pacifique sud, avant leur occidentalisation, n'avaient pas à proprement parler de propriétés privées.

Quand les ressources ne sont ni rares, ni abondantes, c'est-à-dire présentes en quantité limitée, c'est la compétition qui risque d'être favorisée. On notera au passage que c'est le cas des régions tempérées où s'est développé la plupart des civilisations.

On notera aussi que l'entraide et la compétition se retrouvent souvent simultanément à l'œuvre pour modeler nos rapports sociaux et que leur importance relative est encore grandement débattue.

Chose certaine cependant, la compétition pour une ressource entraîne inévitablement un gagnant et un perdant. Par conséquent, dès qu'il y a compétition, on voit rapidement apparaître des hiérarchies sociales…

Chez les animaux, ce sont surtout les caractéristiques physiques comme la taille et la force musculaire qui permettent un accès prioritaire aux ressources.

Chez les primates, et encore davantage chez l'humain, la position élevée dans une hiérarchie est presque exclusivement le fruit des appuis reçus par le passé, donc d'un apprentissage social.

Outil : La primatologie
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