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Du simple au complexe
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Anatomie des niveaux d’organisation

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AideLien :  Tutorial 9: Excitatory Postsynaptic PotentialsLien : Tutorial 10: Temporal and Spatial SummationLien : Neurophysiologie (diaporama Power Point à faire avancer avec les flèches du clavier)
Lien: L'influx nerveux et sa transmission

 

L’excitabilité de l’axone : un autre moyen de moduler le signal

Des dogmes qui tombent

Dormir pour nettoyer et réinitialiser le cerveau

Bref survol de dix ans de neurosciences cognitives

LA COMMUNICATION NEURONALE
LA MYÉLINISATION DES AXONES

La puissance de notre cerveau lui vient de la formidable capacité d'intégration de son unité de base, le neurone. Chaque neurone reçoit en effet des influx nerveux de plusieurs milliers d'autres neurones.

Certains de ces influx sont excitateurs et favorisent le déclenchement d'un autre influx dans le neurone. Mais d'autres sont inhibiteurs et diminuent au contraire les probabilités de déclenchement d'un nouveau potentiel d'action.

De petits potentiels sont donc générés sur les dendrites et le corps cellulaire du neurone suite à la fixation du neurotransmetteur sur son récepteur synaptique. La diffusion passive de ces potentiels récepteurs (leur intensité diminue avec le trajet) amène une sommation de leurs effets excitateurs ou inhibiteurs.

C'est au niveau du cône d'implantation du neurone (l'endroit où l'axone sort du corps cellulaire) que le résultat de cette sommation va être déterminant. S'il atteint le seuil d'excitation du neurone, un nouvel influx nerveux sera généré et s'élancera le long de l'axone. S'il reste en dessous, aucun influx nerveux ne sera transmis au neurone suivant.

L'animation suivante montre trois situations possibles de communication entre neurones (cliquez sur chacune pour visualiser le phénomène) :

Contrairement aux potentiels récepteurs qui se propagent passivement en perdant de leur vélocité, l'influx nerveux généré à la base de l'axone, aussi appelé potentiel d'action, se propage activement sans perte de signal…


    
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Lien : Saltatory conduction animationLien : Tutorial 8: Saltatory ConductionLien: La synapse

Les cellules gliales sont aussi sensibles à notre environnement

Des dogmes qui tombent

La vitesse de propagation du potentiel d'action dans un axone non myélinisé peut être aussi lente que 0,5 mètres par seconde.

De son côté, la conduction saltatoire des axones myélinisés permet au potentiel d'action d'atteindre les 120 mètres par seconde, soit plus de 400 km/h. ! C'est ce qui permet à votre cerveau de communiquer avec votre gros orteil en quelques centièmes de seconde.

Lien : Conduction Velocity
LA MYÉLINISATION DES AXONES
LA COMMUNICATION NEURONALE

L'axone revêt souvent une gaine isolante qui permet à l'influx nerveux de circuler plus rapidement. Cette gaine est faite d'une substance grasse, la myéline, formée par l'enroulement de la membrane d'une cellule gliale. La myéline des neurones du cerveau provient des oligodendrocyte et celle des nerfs périphérique des cellules de Schwann.

La gaine de myéline ne couvre cependant pas entièrement l'axone et en laisse de petites sections à découvert. Ces petits bouts d'axone exposés s'appellent les nœuds de Ranvier et sont espacés de 0,2 à 2 millimètres.

La gaine de myéline accélère la conduction nerveuse parce que le potentiel d'action saute littéralement d'un nœud de Ranvier à l'autre. En effet, ce n'est qu'à cet endroit que les échanges ioniques générant le potentiel d'action peuvent avoir lieu.

On parle alors de conduction saltatoire (qui " saute " d'un nœud à l'autre) par opposition à la propagation continue beaucoup plus lente qui survient dans les axones non myélinisés.

Les avantages qu'offre la myéline en terme de préservation d'énergie et d'espace sont considérables…

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