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Expérience : Sustained Use Of Anti-Depressants Increases Cell Growth And Protects Cells In The BrainExpérience : A Functional Role for Adult Hippocampal Neurogenesis in Spatial Pattern Separation
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Histoire : La naissance de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte. La naissance de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte

Sur les épaules de Darwin

L’exercice régulier : un remède contre l’anxiété

Des dogmes qui tombent


Certains médecins ne se gênent pas pour dire que les antidépresseurs comme le Prozac, le Zoloft ou le Paxil sont prescrits trop souvent et trop largement. Ils rappellent que ces médicaments peuvent causer des effets secondaires bien plus sérieux que ceux reconnus par les compagnies pharmaceutiques qui les fabriquent. Ceux-ci incluent des dysfonctions sexuelles, des syndromes de sevrage, des hallucinations visuelles, des nausées, des étourdissements et de l’anxiété.

Mais plus important encore, ils insistent sur le fait que l’efficacité relative de ces médicaments suggère que la dépression n’est qu’un problème biologique parmi d’autres alors qu’il s’agit d’un problème biopsychosocial complexe. Ce dernier peut d’ailleurs souvent être amélioré sans drogue par les psychothérapies ou simplement par l’exercice aérobie, comme le jogging ou la danse.

Lien : BACKLASHOvercoming the Dangers ofProzac, Zoloft, Paxil, andOther Antidepressants withSafe, Effective AlternativesOutil: La gestion du stress
LES ANTIDÉPRESSEURS ET LA CROISSANCE DE NOUVEAUX NEURONES


L’observation récente que de nouveaux neurones pouvaient naître dans l’hippocampe du cerveau humain adulte est venu battre en brèche un dogme vieux de près de cent ans (voir la capsule histoire ci-contre).



De plus, la découverte que cette neurogenèse semble très importante dans l’hippocampe, et plus particulièrement dans sa partie appelée gyrus dentelé, est très excitante pour ceux qui cherchent à comprendre l’effet bénéfique à long terme des antidépresseurs qui élèvent le taux de sérotonine, comme le Prozac par exemple.



En effet, des expériences n’ont pas tardé à montrer qu’il naissait dans l’hippocampe de rats traités au Prozac 70 % de nouveaux neurones de plus que dans le cerveau des rats normaux. En d’autres termes, la sérotonine semble promouvoir la neurogenèse dans l’hippocampe. C’est à partir de cette observation que s’est constitué l’hypothèse d’un lien entre la dépression et la neurogenèse.

 

Ce lien n’étonna pas les psychologues qui savent depuis longtemps qu’un stress intense ou prolongé peut déclencher une dépression. Or le stress inonde le cerveau de certaines hormones comme les glucocorticoïdes qui sont reconnues pour diminuer la neurogenèse et même détruire des neurones, justement dans le gyrus dentelé de l’hippocampe.

 

 

 


Il semble donc y avoir au moins une corrélation entre la neurogenèse dans l’hippocampe et l’état plus ou moins dépressif d’une personne. Sans pouvoir dire que la cause de la dépression résiderait dans une neurogenèse rendue déficiente par le stress, certains chercheurs croient possible que la reprise de la naissance de nouveaux neurones dans l’hippocampe stimulée par les antidépresseurs pourrait permettre au patient de se construire de nouvelles images mentales positives qui redonnent confiance en l’avenir.



Il y aurait donc de plus en plus de faits qui appuient l’hypothèse qu’une baisse de la neurogenèse dans l’hippocampe serait associée au déclenchement d’une dépression et qu’une hausse du taux de naissance cellulaire, toujours dans l’hippocampe, serait un facteur causal de guérison.

 


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