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Selon le Dr. Judes Poirier, spécialiste du vieillissement, l’état du cerveau d’une personne atteinte de démence de type Alzheimer correspond, si l’on extrapole l’évolution du vieillissement normal, au cerveau d’une personne « en santé » qui aurait vécu jusqu’à… 150 ou 160 ans !

« À partir de l’âge de 30 ans ou de 40 ans, on perd en moyenne entre 4 % et 10% de nos neurones tous les dix ans.  Si l’on avait la chance de vivre 150 ou 160 ans, il est quasiment certain que nous aurions tous la maladie d’Alzheimer. Et aussi la maladie de Parkinson. Parce que, d’un point de vue biologique, lorsqu’on perd de 70 % à 80 % des neurones d’une région du cerveau, on déclenche soit la maladie de Parkinson, si les pertes se font dans les régions impliquées dans le mouvement, soit la maladie d’Alzheimer, si les régions touchées sont celles de la mémoire.

[...] Comme on ne vit pas si longtemps, on peut présenter la maladie d’Alzheimer comme une forme très accélérée de vieillissement. La maladie émerge alors à 60 ou 65 ans plutôt qu’à 150 ou 160 ans. »

- Judes Poirier

Lien : Le vieillissement et la maladie d'Alzheimer: cours donné par Judes Poirier en 2007Lien : Quelle différence y a-t-il entre le vieillissement normal et la maladie d’Alzheimer?Lien : La maladie de Parkinson

Il existe plus d’une cinquantaine de sortes de démence dont les causes sont très diverses. Parmi les plus fréquentes, outre l’Alzheimer, on retrouve :

La démence vasculaire, souvent créditée d’environ 20% des démences. Elle survient suite à des accidents cérébraux vasculaires dont le nombre et l’ampleur peuvent varier. La localisation des lésions, corticales, sous-corticales, ou les deux, varie aussi. Quand elle est associée à une démence de type Alzheimer, ce qui est fréquent, on parle de démence mixte.

La démence frontotemporale, causée par la maladie de Pick ou par une dégénérescence frontale d’une autre origine. Si l’atteinte est surtout au lobe orbito-frontal, l’un des symptômes est souvent une tendance à la désinhibition; si c’est le lobe frontal dorso-latéral qui est le plus touché, il y a davantage prédominance d'apathie. Dans les deux cas, contrairement à la démence de type Alzheimer, la mémoire épisodique est préservée pendant longtemps.

La démence à corps de Lewy, difficile à diagnostiquer puisque se présentant sous une forme intermédiaire entre la démence de type Alzheimer et la maladie de Parkinson. Et qui plus est, elle partage également un certain nombre de symptômes avec les démences vasculaires, comme les hallucinations visuelles.

Certaines démences sont réversibles, comme celles causées par une réaction toxique à des médicaments, qui sont les plus courantes. D’autres toxiques (alcool, métaux lourds, drogues diverses, etc) peuvent les provoquer, ainsi que des carences nutritionnelles, des infections, des inflammations, des tumeurs, des dysfonctionnements hormonaux, etc.

Lien : La démence et ses causesLien : Alzheimer

 

LES DÉTÉRIORATIONS COGNITIVES ASSOCIÉES À L'ALZHEIMER
FACTEURS DE RISQUE ET PRÉVENTION

Notre cerveau, comme le reste de notre corps, se transforme tout au long de notre vie. Après le développement rapide et spectaculaire des premières années, la plasticité cérébrale ralentit mais perdure tout au long de la vie adulte. À mesure que l’on vieillit cependant, il n’est pas rare de constater un déclin progressif de nos facultés intellectuelles, notamment de notre mémoire.

Il s’agit là d’un phénomène naturel associé au vieillissement cérébral normal  (voir capsule outil à gauche). Mais il arrive que ce déclin soit beaucoup plus rapide chez certaines personnes, entraînant des conséquences désastreuses sur leur vie et celle de leurs proches.

On utilise alors le terme général de démence, apparu au début du XIXe siècle, pour décrire ce phénomène. Les démences faisaient alors partie de ce que l’on appelait à l’époque « l'aliénation mentale », qui comprenait aussi les schizophrénies et les oscillations de l'humeur. Et comme ce sont les gens âgés qui présentent la plupart du temps les symptômes les plus graves, on parlait de démences « séniles », expression de moins en moins utilisée.  

De nos jours, on distingue différents types de démence (voir le deuxième encadré à gauche), mais toutes partagent une définition commune que l’on peut formuler, à la suite de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme « une altération progressive de la mémoire ainsi que de la formation et de l'enchaînement des idées, suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie quotidienne depuis au moins six mois ».

Les problèmes cognitifs et sociaux associés aux démences ne découlent pas de troubles psychiatriques, mais ont des causes organiques bien caractérisées. Autrement dit, un nombre anormalement élevé de neurones dégénèrent et meurent dans certaines parties du cerveau. En ce sens, les démences font partie de la grande famille des maladies neurodégénératives (voir l’encadré ci-bas).

La fonction de communication des neurones s’en trouve ainsi perturbée, provoquant les nombreux symptômes des démences. Ceux-ci apparaissent à l’âge adulte et, dans la plupart des cas, s’accentuent progressivement de façon irréversible.

Sur le plan cognitif, le sujet peut éprouver des problèmes de mémoire. Il peut répéter souvent la même question ou effectuer deux fois le même achat. Il peut être désorienté, errer plusieurs heures dans son quartier, ou ne pas bien se situer dans le temps. Si la tâche demande une planification abstraite, comme faire des courses ou effectuer un trajet en transport en commun avec des transferts, la personne peut paraître désemparée face à la tâche.

Au niveau du langage, elle a tendance à compenser l’oubli de termes spécifiques par des mots passe-partout comme « truc », « chose », etc. Les problèmes de mémoire peuvent s’étendre aux dates importantes comme les anniversaires, aux noms de personnages célèbres. Les compétences motrices avec des appareils ménagers familiers peuvent aussi être affectées.

Au niveau émotionnel, la personne peut devenir triste, instable, voire agressive verbalement ou physiquement. On aura tantôt une désinhibition sociale avec une familiarité excessive, tantôt des comportements craintifs ou de la suspicion. Ou alors des épisodes d’euphorie, de dépression ou d’anxiété.

Au niveau comportemental, il y a une baisse d’intérêt pour les autres, une perte de contact avec ses amis, un abandon progressif des loisirs. On note souvent un ralentissement de la vitesse des mouvements, amenant par exemple des difficultés à conduire une voiture ou à faire simplement sa toilette. 

La plus connue des démences, et la plus répandue, est la démence de type Alzheimer (couramment appelée « maladie d’Alzheimer »). Elle représente à elle seule autour de 60 % à 65 % des cas de démence.

La démence de type Alzheimer touche uniquement le cerveau. Et dans le cerveau, ce n’est que la fine couche externe de matière grise, le cortex, qui est affecté. Débutant dans une région évolutivement ancienne du cortex impliquée dans la mémoire, l’hippocampe et le cortex entorhinal, les premiers déficits observables de ce type de démence sont donc des troubles mnésiques.

D’autres fonctions vont ensuite être altérées, comme le langage, l’orientation dans le temps et dans l’espace, la planification d’actions, la reconnaissance des visages ou des objets, etc. La personne atteinte peut aussi avoir des sautes d’humeur, devenir apathique ou dépressive. À un stade avancé, sa confusion et ses mouvements laborieux lui font perdre l’autonomie nécessaire à la vie quotidienne (se laver, s'habiller, manger).

Bien que l’on ne sache pas encore comment arrêter l’évolution ou même guérir la démence de type Alzheimer, différents médicaments et approches thérapeutiques peuvent soulager certains symptômes et améliorer la qualité de vie des patients (voir la capsule outil avancé à gauche).

C’est également un domaine où il se fait beaucoup de recherches. Celles-ci ont d’ailleurs permis de mettre à jour deux grands processus dégénératifs que l’on associe à la mort neuronale. Deux processus dont les marques à l’extérieur et à l’intérieur des neurones avaient été décrites pour la première fois par le médecin allemand Alois Alzheimer en 1906 (voir la capsule histoire débutant à gauche).

 

On parle de maladies neurodégénératives pour désigner diverses pathologies conduisant progressivement à la mort des neurones et à la destruction du système nerveux.

Si certaines de ces maladies touchent l'enfant ou l'adulte jeune, la majorité survient après 65 ans. Les atteintes peuvent être à prédominance cognitive comme pour la démence de type Alzheimer, à prédominance motrice comme pour la maladie de Parkinson, ou encore l'association des deux comme dans la chorée de Huntington ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

On retrouve certaines similarités entre les différentes maladies neurodégénératives. Pour la plupart, des facteurs génétiques à l’origine d’une forme héréditaire de la maladie sont connus, mais la maladie survient également sous une forme dite «  sporadique », chez des gens qui n'ont pas d'antécédents familiaux, ce qui n'exclut toutefois pas l'implication de facteurs génétiques.

Les types de neurones ainsi que les zones cérébrales touchées varient grandement selon les différentes maladies neurodégénératives. Les neurones pyramidaux du cortex temporal sont durement touchés par la démence de type Alzheimer. Avec la maladie de Parkinson, ce sont les neurones de la substance noire qui sécrètent la dopamine qui dégénèrent. Chez les patients souffrant de la maladie de Huntington, l’atrophie survient au niveau du striatum, dans le noyau caudé et le putamen, chez ceux souffrant de sclérose latérale amyotrophique, au niveau des neurones moteurs du cortex cérébral et les motoneurones de la moelle épinière, tandis que chez ceux atteints de sclérose en plaques, c’est la gaine de myéline entourant les axones du système nerveux central qui est touchée.

Lien : Les maladies neuro-dégénérativesLien : Maladies neurogégénérativesLien : Neurodegeneration

 


Les chercheurs tentent depuis des décennies de découvrir un marqueur biologique qui permettrait de distinguer l’Alzheimer de l’état de vieillissement normal et des autres maladies neurodégénératives (voir l’encadré précédent). La simplicité d’un test sanguin où l’on détecterait certaines molécules révélant la présence d’une démence de type Alzheimer se fait toutefois encore attendre.

Ce diagnostic demeure donc difficile à établir, entre autres parce que les symptômes de l’Alzheimer peuvent ressembler à des pertes de mémoire bénignes ou aux symptômes d’autres maladies comme la dépression. De plus, il ne s’agit toujours que d’un diagnostic « probable » qui se fait par élimination des autres causes possibles (démarche dite de « diagnostic différentiel »). Seule l’observation dans le cerveau du patient après son décès d’une atrophie corticale  en présence des deux types de lésions caractéristiques de l’Alzheimer, les plaques amyloïdes et de dégénérescences neurofibrillaires confirmera les soupçons.

Dans un premier temps, le médecin va donc interroger le patient et tenter de voir s’il souffre réellement d’une démence en éliminant les autres affections pouvant causer des symptômes semblables (réaction à certains médicaments, tumeur au cerveau, accident cérébrovasculaire (ACV), problème de thyroïde, infection chronique, etc). Comme il existe une grande incertitude diagnostique à cause de l’hétérogénéité des symptômes de l’Alzheimer, le médecin questionne aussi les proches du patient pour tenter de mieux comprendre l’évolution des pertes de mémoire et les autres difficultés vécues au quotidien.

Des tests standardisés, comme le MMS (pour « Mini Mental Status », en anglais),  permettent ensuite d’évaluer la sévérité des atteintes à diverses capacités cognitives du patient (repérage dans le temps et l'espace, mémorisation, attention, calcul, etc). Si nécessaire, le médecin peut aussi conseiller au patient de passer un examen d’imagerie cérébrale pour renforcer la probabilité du diagnostic. Ces techniques, malheureusement pas toujours accessibles à cause de leur coût élevé, permette d’évaluer par exemple l'atrophie corticale dans diverses régions cérébrales, l’augmentation de taille des ventricules cérébraux ou encore la baisse du métabolisme de régions impliquées dans la mémoire. Elles permettent également d’éliminer d'autres causes comme les tumeurs cérébrales, les méningiomes, les ACV multiples, etc.

Outil : L'imagerie cérébraleLien : Obtenir un diagnosticLien : Steps to DiagnosisLien : MALADIE D’ALZHEIMER : va-t-on bientôt la prédire ?Lien : Maladie d’Alzheimer : Un simple test sanguin pour diagnostiquer la maladieLien : Vidéo : Dépister l'Alzheimer dans une simple goutte de sangLien : Les différentes lectures de la maladie d'Alzheimer


     
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Depuis le milieu des années 1960, un certain nombre de liens circonstanciels entre l’aluminium et l’Alzheimer ont été rapportés. On a alors fait l’hypothèse que ce métal léger et omniprésent dans notre vie de tous les jours (casseroles, cannettes, outils divers, etc, mais aussi dans le sol, l’air et l’eau) pouvait être l’une des causes de l’Alzheimer.

Mais les recherches ayant conduit à ces résultats ont été tantôt critiquées pour leur méthodologie, tantôt carrément contredites par d’autres résultats. Par exemple, les études sur des animaux de laboratoire ayant trouvé un lien auraient utilisé des doses d’aluminium beaucoup trop élevées comparativement à celles auxquelles un être humain est exposé. Du reste, il est très difficile de mesurer l’exposition globale à l’aluminium que subit un être humain dans sa vie, les sources de ce métal dans l’environnement étant trop nombreuses et variées.

Nous sommes donc tous constamment exposés à l’aluminium, mais à des doses très faibles. Ainsi, 99 % de l’aluminium que nous ingérons par notre diète n’est pas absorbé par le tube digestif. Pour le reste, les reins en excrètent une grande partie dans notre urine.
Des travaux avaient également révélé une concentration plus élevée d'aluminium dans les cerveaux de personnes atteintes d'Alzheimer, mais d'autres études n’ont pas pu reproduire ces résultats. Des associations attendues n’ont pas non plus été trouvées. Les recherches n’ont par exemple pas identifié davantage de cas d’Alzheimer chez les personnes exposées à l'aluminium en milieu de travail. Pas d’associations non plus entre les cultures qui consomment beaucoup de thé et l’Alzheimer, malgré le fait que le thé soit l’une des plantes qui accumulent le plus d’aluminium dans ses feuilles.

Par conséquent, malgré les nombreuses recherches effectuées sur le sujet, il n’y a pas à l’heure actuelle de preuves convaincantes que l’aluminium est un facteur de risque de l’Alzheimer.

Lien : AluminiumLien : Aluminium and Alzheimer's disease
FACTEURS DE RISQUE ET PRÉVENTION
LES DÉTÉRIORATIONS COGNITIVES ASSOCIÉES À L'ALZHEIMER

On connaît la cause précise de nombreuses maladies. La rougeole, par exemple, est due à un virus, la tuberculose à une bactérie et le paludisme à un protozoaire.

Mais comme c’est le cas pour de nombreuses maladies chroniques, il n’y a pas une cause clairement identifiable pour l’Alzheimer. On s’entend plutôt pour dire que ce type de démence se développe sous l’influence de plusieurs facteurs. Ces facteurs de risque peuvent se combiner et outrepasser les mécanismes naturels d’autoréparation du cerveau. Se mettent alors en place des cascades de réactions biochimiques qui vont mener, des années plus tard, à l’apparition des premiers symptômes de l’Alzheimer.

Ces facteurs de risque, propres à chaque individu, peuvent être regroupés en trois grands domaines.

D’abord les antécédents familiaux, c’est-à-dire les gènes que nous héritons de nos parents. Ces  facteurs héréditaires peuvent prédisposer à développer l’Alzheimer dans certaines familles. Dans la forme rare dite « familiale » de l’Alzheimer, ces facteurs génétiques auront un effet encore plus direct.

Ensuite, il y a des facteurs environnementaux. Pendant plusieurs décennies, on a cru que c’est à partir d’un facteur de l’environnement que se développait l’Alzheimer. Mais les pistes virales, bactériennes ou toxiques (on pense ici à l’aluminium, voir l’encadré) de ces hypothèses dites purement environnementales sont tombées les unes après les autres. Il n’empêche que l’on sait aujourd’hui que l’environnement au sens large (alimentation, niveau de stress, de stimulation intellectuelle ou d’exercice physique, etc) a une influence sur le développement de l’Alzheimer. Et que pour les personnes atteintes, un mode de vie sain et stimulant met toutes les chances de leur côté.

 

 

Finalement, quand on avance en âge, l’interaction entre notre génétique et l’environnement dans lequel on évolue est à l’origine de dérèglements concrets dans notre organisme. On parle ici de déséquilibres chimiques, de déficit immunitaire, d’excès de radicaux libres toxiques, ou encore de protéines malformées qui perturbent le fonctionnement interne des neurones ou deviennent toxiques en s’accumulant autour d'eux. Sans être la cause ultime de l’Alzheimer, chacun de ces dérèglements physiologiques contribue à l’aggraver par les problèmes qu’ils génèrent dans la communication neuronale.

 

Comme c’est le cas souvent en science, différentes hypothèses pour tenter d’expliquer les mécanismes derrière l’Alzheimer ont pris comme point central l’un ou l’autre de ces dysfonctionnements. Ainsi, l’hypothèse cholinergique est l’une des plus anciennes et à partir de laquelle la plupart des médicaments pour traiter l’Alzheimer ont été développés (voir la capsule outil avancé à gauche). Elle propose que c’est la synthèse insuffisante du neurotransmetteur acétylcholine qui est à l’origine de l’Alzheimer. Sa popularité a décru, entre autres à cause des résultats limités obtenus avec les médicaments qui cherchent à compenser les déficiences en acétylcholine.

L’hypothèse amyloïde, mise de l’avant au début des années 1990, suppose que c’est plutôt le dépôt des plaques amyloïdes entre les neurones qui est la cause première de l’Alzheimer. Elle s’appuie entre autres sur le fait que la forme 4 du gène de l'apolipoprotéine E, qui est un facteur de risque reconnu de l’Alzheimer, amène une surproduction du fragment amyloïde à l’origine des plaques. Au fil de la recherche, cette hypothèse continue d’être dominante malgré les critiques de plus en plus marquées à son égard.

L’hypothèse tau a quant à elle pris de la vigueur, notamment suite à une étude de 2004 montrant qu’il n’y a pas de corrélations claires entre les dépôts de plaques amyloïdes et les pertes neuronales. Le nom de cette hypothèse fait référence à celui d’une protéine située dans l’axone des neurones. Celle-ci prend des formes anormales dans l’Alzheimer, rendant le système de transport de l’axone non fonctionnel, ses fonctions de communication déficientes, et éventuellement la mort du neurone. Et c’est cette cascade d’événements qui serait, selon cette hypothèse, à l’origine de l’Alzheimer.

 


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